L’indice élargi Standard & Poor’s 500 gagnait 0,71% (9,29 points) à 1.321,70 points.
La Bourse de New York avait fini sans direction mardi, des indicateurs décevants aux Etats-Unis ayant dissipé l’optimisme des investisseurs: le Dow Jones avait perdu 0,16%, à 12.632,91 points et le Nasdaq avait grignoté 0,07%, à 2.813,84 points.
« Wall Street se réjouit des spéculations accrues sur la très attendue introduction en Bourse du site Facebook », a noté Karee Venema, de Schaeffer Investment Research. Elles ont « donné un électrochoc au marché ce matin ».
Le site pourrait déposer mercredi un dossier d’entrée en Bourse (IPO) fixant l’objectif théorique d’une opération à au moins 5 milliards de dollars, huit ans après sa création. L’entrée en Bourse de Facebook est l’événément le plus attendu de l’année sur les marchés boursiers.
Les documents pourraient être déposés dans la journée devant les autorités boursières américaines (SEC), mais un retard n’est pas exclu, selon la presse américaine.
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A ce stade, il s’agit d’un dossier préliminaire qui ne vise pas à révéler le nombre d’actions mises en jeu ni leur prix. La date de l’entrée en Bourse n’a pas été indiquée. Les milieux financiers l’attendent dans le courant de l’année.
« Vu le succès de Facebook (…), cette IPO pourrait devenir un succès commercial en fonction du prix d’entrée fixé », a remarqué Frederick Dickson, de DA Davidson.
Le marché obligataire était en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans montait à 1,825% contre 1,799% mardi soir, et celui à 30 ans à 2,979% contre 2,934%.
NasdaqNyse
Wild, déjà victorieuse du Tour du Qatar à deux reprises (2009 et 2010) endosse le maillot de leader du classement général avant la deuxième étape jeudi entre Al Zubara et Madinat Al Shamal (114,5 km).
Parmi les favorites, seule l’Italienne Giorgia Bronzini, championne du monde en titre, était absente de la bonne attaque, partie dès le 10e kilomètre d’un parcours balayé par un vent de tempête.
. 1re étape (Camel Race Track – Al Khor Corniche):
1. Kirsten Wild (NED/Pays-Bas), les 97 km en 2 h 16:50
(moyenne: 42,533 km/h)
2. Chloe Hosking (AUS) m.t.
3. Elen Van Dijk (NED) m.t.
4. Judith Arndt (GER) m.t.
5. Trixi Worrack (GER) m.t.
…
22. Aude Biannic (FRA) à 13:52.
31. Aurore Verheoven (FRA) à 13:52.
63. Giorgia Bronzini (ITA) à 13:52.
. Classement général:
1. Kirsten Wild (NED/Pays-Bas) en 2 h 16:36
2. Chloe Hosking (AUS) à 8.
3. Judith Arndt (GER) à 9.
4. Elen Van Dijk (NED) à 10.
5. Trixi Worrack (GER) à 11.
…
22. Aude Biannic (FRA) à 14:06.
31. Aurore Verheoven (FRA) à 14:06.
63. Giorgia Bronzini (ITA) à 14:06.
Alors que le nom du premier chancelier allemand a été récemment remis au goût du jour par certains critiques de la politique européenne d’Angela Merkel, la voix de son illustre prédécesseur resurgit d’outre-tombe.
« C’est une histoire fascinante », raconte à l’AFP Stephan Puille de l’Ecole supérieure de technique et d’économie de Berlin, l’un des deux chercheurs, avec Patrick Feaster de l’Université de l’Indiana (USA), à avoir permis cette découverte.
D’une durée d’environ 1 minute et 20 secondes, l’enregistrement permet d’entendre Bismarck réciter les paroles d’une chanson américaine du début 19e siècle, « In good old colony times » (au bon temps des colonies), puis celles du « Gaudeamus igitur », un chant en latin célèbre chez les étudiants.
D’une voix grave, le chancelier récite également des vers d’une ballade du poète romantique allemand Ludwig Uhland et donne des conseils à son fils.
Mais c’est un autre morceau de l’enregistrement qui se révèle le plus surprenant: le vainqueur de la guerre de 1870 récite, dans un français teinté d’un fort accent allemand, les paroles de La Marseillaise.
« Je ne peux pas me l’expliquer », sourit M. Puille, ajoutant: « Il est possible qu’il ait fait ça comme une sorte de blague, pour se moquer des Français, je ne sais pas ».
Retracer la destinée de cet enregistrement permet de plonger au coeur de l’histoire des techniques.
A l’été 1889, l’ingénieur américain Thomas Edison avait envoyé son collaborateur, Adelbert Theo Wangemann, pour présenter son phonographe lors de l’Exposition universelle de Paris.
Wangemann a ensuite effectué une tournée européenne, retournant dans son pays natal pour faire la promotion de l’appareil. A deux reprises, il rencontre l’empereur Guillaume II mais n’enregistre pas sa voix.
Et le 7 octobre, il est invité par le chancelier Bismarck dans sa propriété de Friedrichsruh, près d’Hambourg (nord). C’est là que sera gravé l’enregistrement sur un cylindre, raconte M. Puille, dans un mémoire très documenté que l’AFP a consulté.
Dans les archives, le voyage de Wangemann, tout comme les différentes prises de son réalisées à cette occasion, ont laissé de nombreuses traces (compte-rendus de presse, correspondances privées, etc.), ce qui a permis à M. Puille et à son collègue américain de faire les recoupements nécessaires à l’identification des enregistrements.
« Des comparaisons avec des enregistrements de la même époque ont également permis d’identifier les mêmes bruits de fond », détaille le chercheur.
« Selon moi, et j’ai une certaine expérience, ce sont bien des originaux », a-t-il déclaré, se disant sûr d’avoir « identifié les cylindres que l’on croyait disparus ».
Ces derniers avaient en fait été retrouvés le 11 septembre 1957, dans une caisse entreposée dans un recoin du laboratoire Edison, transformé en musée, dans le New Jersey (nord-est des Etats-Unis). Mais jusqu’en 2005, personne n’en avait exploré le contenu.
« C’est le seul enregistrement existant de la voix de Bismarck, ce qui a bien sûr une signification historique inestimable », résume M. Puille, tandis que la fondation Bismarck, située dans la propriété où a été réalisée la prise de son, se réjouissait d’une découverte « sensationnelle », sur son site internet.
« Notre capacité de mobilisation n’a pas été démentie », a assuré le Mouvement du 23 juin (M23), coalition qui regroupe des représentants de l’opposition et de la société civile.
A l’appel du M23, des milliers de personnes s’étaient rassemblées mardi soir à Dakar pour exiger le retrait de la candidature à la présidentielle du 26 février de M. Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, candidature dont la validité a été confirmée le 29 janvier par le Conseil constitutionnel.
Le rassemblement sur la place de l’Obélisque a été dispersé par la police à coup de grenades lacrymogènes en début de soirée après des jets de pierres de jeunes manifestants. Un jeune homme a été tué lors de la dispersion, renversé par un véhicule.
La situation était revenue à la normale mercredi matin dans le quartier, tandis que la capitale grouillait d’activité comme à l’habitude.
Alors que l’opposition n’a désormais plus aucun recours légal pour contester cette candidature, la manifestation de mardi s’annonçait donc comme un test de la rue décisif pour le M23.
« Nous avons atteint tous nos objectifs », a jugé un porte-parole de la coordination, Abdoul Aziz Diop. « Il y a eu reculade du gouvernement, (…) la place de l’Obélisque a été prise. Ensuite, nous avons relevé le test de la mobilisation », a-t-il estimé.
« C’était la manifestation la plus forte qu’on ait vu, les gens étaient très déterminés », a affirmé également Alioune Tine, autre responsable du M23 et figure de la société civile.
Pour autant, le raz-de-marée annoncé n’a pas eu lieu. Les manifestants étaient autour de 10.000, selon les observateurs indépendants. Loin du « printemps sénégalais » promis par le M23, en référence aux révolutions du « printemps arabe ».
Comité de crise
Dès les premiers tirs de lacrymogènes d’à peine 200 policiers, les protestataires se sont égaillés dans les rues adjacentes, oubliant aussi vite leurs menaces lancées quelques instants plus tôt de « marcher » sur le palais présidentiel.
La présidence a ainsi immédiatement pointé une faible mobilisation: « si treize candidats soutenus par près de 70 partis politiques et organisations de la société civile n’ont réussi a mobiliser que 2.500 personnes, cela prouve qu’Abdoulaye Wade est largement majoritaire et que le peuple sénégalais refuse l’aventure ».
Le M23 devait réunir mercredi « un comité de crise » pour évaluer la suite à donner à la manifestation.
Mais certains de ses responsables reconnaissent désormais ouvertement la faiblesse intrinsèque du mouvement, coalition hétéroclite d’associations citoyennes, souvent jusqu’au boutiste contre Wade, et de partis politiques plûtot soucieux de protéger leurs propres intérêts.
Face à « la répression du gouvernement », le M23 va « désormais devoir développer une nouvelle stratégie », selon son porte-parole.
Des organisations locales de défense des droits de l’homme ont condamné les « violences » de la police, affirmant que le manifestant tué avait été « délibérément » écrasé par un camion de police.
Avec ce décès, ce sont donc quatre personnes, dont un policier, qui ont été tuées en quatre jours au Sénégal dans des violences liées aux tensions politiques à l’approche de la présidentielle.
Ces violences avaient éclaté le 27 janvier à Dakar et dans d’autres villes à l’annonce de la validation de la candidature Wade.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est dit « préoccupé par la montée des tensions », soulignant « la nécessité pour les autorités d?agir de manière à préserver et à consolider les traditions démocratiques » du pays.
Le Sénégal est ouvert aux conseils « mais n’acceptera pas de diktat » de l’étranger, a prévenu le ministre des Affaires étrangères Madické Niang, après des déclarations de responsables américains et français sur le sujet, les Etats-Unis invitant notamment M. Wade à « laisser la place à la prochaine génération ».
« Le vote (du 26 février) ne se fera ni aux Etats-Unis, ni en France, ni ailleurs » mais au Sénégal, a souligné M. Niang, pour qui le Sénégal est un « pays souverain » qui « n’a de leçon de démocratie à recevoir de personne ».
Le Fonds monétaire international avait déjà estimé vendredi que la Belgique était en récession économique.
« Les perspectives économiques sont difficiles. Une récession est déjà en cours en Belgique et il est prévu que le PIB réel stagnera en 2012, avant une lente reprise en 2013″, avait affirmé vendredi le FMI dans les conclusions préliminaires de son rapport annuel sur l’économie belge.
La BNB a non seulement révisé à la baisse la croissance du 3e trimestre 2011 (-0,1% contre une croissance nulle précédemment), mais aussi celle du deuxième : +0,3% au lieu de +0,4% précédemment.
Il est soupçonné d’avoir obtenu de l’héritière de l’Oréal des fonds en quantité illégale pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, à un moment où, selon une expertise réalisée en juin dernier, elle commençait à souffrir de ce que les experts considèrent comme une « démence mixte » et d’ »une maladie d’Alzheimer à un stade modérément sévère », avec « un processus dégénératif cérébral lent ».
Tant M. Woerth que son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne, se sont refusés à confirmer cette convocation.
L’ex-comptable de la milliardaire Liliane Bettencourt, Claire Thibout, a affirmé à plusieurs reprises, dont le 14 septembre dernier devant le juge bordelais Jean-Michel Gentil, avoir remis 50.000 euros en espèces à l’ancien homme de confiance de l’héritière de l’Oréal Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, et que celui-ci lui avait laissé entendre qu’il les remettrait le lendemain à l’ancien ministre et ancien trésorier de l’UMP, Eric Woerth, pour la campagne de M. Sarkozy.
Contraint de quitter le gouvernement en novembre 2010, Eric Woerth a toujours réfuté ces accusations.
Les magistrats bordelais avaient perquisitionné le siège de l’UMP en mars 2011, quelques semaines après le domicile d’Eric Woerth, qui n’a jamais été entendu dans le cadre de l’instruction bordelaise.
Le 20 septembre, le juge d’instruction avait entendu pendant deux heures sa collègue de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, qui avait fait sensation dans un livre publié fin août, « Sarko m’a tuer », en affirmant connaître deux personnes qui auraient vu Nicolas Sarkozy en personne toucher de l’argent liquide pour sa campagne au domicile des Bettencourt. Mais ces affirmations n’ont pas été confirmées.
Trois personnes sont mises en examen dans ces dossiers pour l’instant, en particulier pour des abus de faiblesse à l’encontre de Mme Bettencourt : le photographe François-Marie Banier, le compagnon de celui-ci Martin d’Orgeval, tous deux mis en examen le 14 décembre, et l’ancien homme de confiance de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, mis en examen le 15 décembre.
Mardi, la Cour de cassation a dégagé la voie aux juges d’instruction bordelais pour aller encore plus loin, en validant les enregistrements pirates réalisés au domicile de Mme Bettencourt par son majordome.
Ces enregistrements suggéraient notamment des opérations financières destinées à échapper au fisc, des immixtions de l’Elysée dans la procédure en abus de faiblesse, ainsi que de possibles trafics d’influence entre M. de Maistre et le couple Woerth.
La ligne de trois-quarts n’a pas beaucoup d’expérience, mais « nous devons avoir un potentiel plus large », a expliqué Brunel, qui a privilégié également la « complémentarité, les centres (Alberto) Sgarbi et (Tommaso) Benvenuti jouent ensemble en club, à Trévise ».
Le nouvel entraîneur de l’Italie a choisi « beaucoup de jeunes pour prendre un chemin un peu différent » dans le jeu par rapport à l’ère Nick Mallett, son prédécesseur.
Brunel a également choisi une charnière Kristopher Burton – Edoardo Gori, Gori partant donc premier N.9 dans l’esprit du nouveau sélectionneur, devant Fabio Semenzato, qui avait joué le Tournoi-2011 après la blessure de Gori, au bout de quelques minutes lors du premier match contre l’Irlande.
Le pack est celui de la Coupe du monde, avec une première ligne très expérimentée composée de Martin Castrogiovanni, Leonardo Ghiraldini et Andrea Lo Cicero.
Les joueurs italiens joueront le match équipés d’un GPS, pour affiner les tests de Brunel pour son premier match.
Equipe type: Masi – Venditti, Benvenuti, Sgarbi, McLean – (o) Burton, (m) Gori – Zanni, Parisse, Barbieri – Geldenhuys, van Zyl – Castrogiovanni, Ghiraldini, Lo Cicero
Remplaçants: Botes, Semenzato, Canale, Bortolami, D’Apice, Cittadini, Favaro
Movistar a pour cela choisi de faire confiance à l’Espagnol Alejandro Valverde, de retour aux affaires après avoir purgé une suspension de deux ans pour son implication dans l’opération Puerto, un vaste réseau de dopage sanguin démantelé en 2006 en Espagne.
Le Murcian de 31 ans, qui a déjà renoué avec la victoire en remportant à la mi-janvier l’étape-reine du Tour Down Under en Australie, a affirmé vouloir désormais « regarder vers l’avenir ».
Cette saison, Valverde aura notamment comme objectifs les classiques, le Tour et le championnat du monde aux Pays-Bas, qui emprunte cette année une portion de l’Amstel Gold Race, terrain favorable à l’Espagnol.
Ancien membre de l’équipe Caisse d’Epargne, dont l’équipe Movistar a pris le relais en 2011, Valverde ne sera pas le seul « revenant » de cette formation puisque l’Espagnol Juan Jose Cobo, vainqueur de la dernière Vuelta, retrouve une équipe où il avait déjà séjourné en 2010.
« Je retrouve cette équipe avec beaucoup de motivation, avec l’envie de bien faire », a expliqué Juan Jose Cobo qui, après avoir remporté le Tour d’Espagne 2011 à la surprise générale, a identifié le Tour et la Vuelta 2012 comme ses deux principaux objectifs.
« Ma première partie de saison va être calme. L’idée, c’est d’arriver sur le Tour à cent pour cent et de disputer ensuite la Vuelta avec des chances de pouvoir à nouveau enlever ce Maillot rouge (de leader) », a expliqué le « Bison », son surnom au sein du peloton.
Aux côtés de ces deux figures de proue, on trouve des coureurs déjà expérimentés, comme la recrue russe Vladimir Karpets ou l’actuel champion d’Espagne José Joaquin Rojas, qui a affirmé vouloir cette saison « oublier le pincement au coeur » qu’avait représenté sa deuxième place au classement du Maillot vert sur le Tour 2011.
Apparaissent également des espoirs ayant déjà fait leurs preuves comme le champion d’Italie Visconti ou le Portugais Rui Costa, vainqueur de l’étape de Super-Besse lors de la Grande Boucle de l’année dernière.
En revanche, François Bayrou cède un point pour l’Ifop (11,5%) et BVA (12%), et Marine Le Pen 1 point pour l’Ifop (19%) et 3 pour BVA (15%).
Dans un troisième sondage TNS-Sofres, François Hollande (31,5%) distance largement Nicolas Sarkozy (26%), Marine Le Pen (16%) et François Bayrou (12%) étant loin derrière.
Ces sondages ont tous été effectués après le discours du Bourget et le duel télévisé entre François Hollande et Alain Juppé d’une part, et la prestation télévisée dimanche de Nicolas Sarkozy d’autre part, deux étapes de la campagne qualifiées de fortes pour les deux candidats par les analystes.
« Après leurs bonnes séquences respectives, Sarkozy et Hollande consolident leurs positions et remettent à bonne distance les +troisièmes hommes+ »,juge Gaël Sliman, de BVA. Pour Frédéric Dabi de l’Ifop, « on est peut-être à nouveau dans une bipolarisation de la campagne ».
Toutefois, relativise Emmanuel Rivière pour TNS Sofres, cette série de sondages « a été réalisée au lendemain de séquences très favorables à François Hollande et à Nicolas Sarkozy ». Cela expliquerait l’effacement des autres candidats, peut-être passager.
Depuis la fin 2011 et jusqu’au meeting de François Hollande au Bourget, souligne Gaël Sliman, « les deux favoris ne cessaient de baisser au profit » de Marine Le Pen qui tournait autour des 20%, et de François Bayrou, en pleine hausse depuis l’annonce de sa candidature en passant de 7% à 13% entre novembre et janvier.
« Les séquences réussies par les deux candidats de tête leur permettent de se remettre à bonne distance de la concurrence », souligne M. Sliman.
François Hollande apparaît néanmoins plus que jamais favori, avec 34% des intentions de vote selon BVA, tandis que Nicolas Sarkozy « a parfaitement réussi à refixer son socle électoral », poursuit-il.
M. Dabi confirme que Nicolas Sarkozy « a remobilisé son camp: son discours a été accueilli favorablement par des pans entiers de son électorat, les personnes âgées, les travailleurs indépendants, les retraités ». « Il a rassuré ses partisans inquiets par la réussite de François Hollande, même s’il n’a pas renversé la tendance », souligne-t-il.
Quant à François Hollande, avec 31% d’intentions de vote selon l’Ifop, « il domine absolument la campagne », arrivant pour la première fois en tête chez les ouvriers, relève-t-il. « Peut-être la conséquence de la gauchisation de son discours, en particulier ses attaques contre la finance », ajoute-t-il.
M. Rivière souligne pour sa part qu’en maintenant son avance, François Hollande « a évité le scénario catastrophe que certains prédisaient, en affirmant qu’il aurait du mal à reprendre l’offensive en janvier ». Quant à Nicolas Sarkozy, « il a réussi à se renforcer alors qu’il avait donné l’impression la semaine dernière de subir ». Pour autant, les positions ne sont pas figées, selon lui.
Quant au cinquième homme, Jean-Luc Mélenchon, crédité entre 7,5% et 9% des intentions de vote, « c’est déjà un succès pour lui: on n’a pas vu depuis Georges Marchais un candidat de cette famille politique atteindre ce résultat », dit M. Rivière.
« Je suscite beaucoup d’interrogations parce que je ne suis pas du sérail, je viens de la société civile, j’ai un autre parcours. L’objet de ma biographie, c’est de dire: +ce parcours-là, il vaut bien celui d’un homme politique+ », a-t-elle poursuivi.
La candidate, à la peine dans les sondages, raconte donc, au fil de 250 pages, ses parents, son enfance en Norvège, son arrivée en France à 20 ans comme jeune fille au pair où elle dit être tombée « littéralement en amour pour ce pays », avant de filer le grand amour avec le fils Pascal, dans la famille Joly, son futur mari.
« Je suis d’ascendant Viking sur 20 générations au moins. Mais une partie de moi, de mes rêves (…) a immédiatement résonné avec la France », confie-t-elle.
Elle décrit ses premiers boulots – secrétaire, dactylo – menés de front pendant ses études de droit.
Devenue juge d’instruction financier en 1994, Mme Joly évoque « l’incroyable affaire Elf », qu’elle instruit pendant huit ans et qui va « changer sa vision du monde ». « Son premier combat contre les lobbies » lui aura valu « pressions » et « menaces de mort ».
Son entrée en politique est récente: en 2008, un temps tentée par François Bayrou (il est « estimable » mais reste « au milieu du gué » sur les « questions économiques et sociales » hormis sur le bouclier fiscal), c’est un coup de téléphone de Daniel Cohn-Bendit qui la fait entrer en écologie.
« Il venait de fonder Europe Ecologie (…). J?étais enthousiasmée par son projet, sa chaleur humaine, son énergie (…) Il est arrivé dans ma vie comme un frère choisi », affirme Mme Joly.
Sur la primaire (juin-juillet 2011) remportée face à Nicolas Hulot, le « favori » des « élites politiques et médiatiques », elle confie qu’elle ne « s’attendait pas à gagner ».
La sexagénaire, qui pose avec ses petites lunettes rouges en couverture, relate aussi son voyage à Fukushima en octobre 2011, d’où elle revient « plus convaincue que jamais » que « le risque nucléaire est inacceptable ».
Mme Joly, qui a la double nationalité, déplore que ses détracteurs « sortent ce chiffon rouge pour détourner l’attention. Ce procès en francité heurte ce que j’ai de plus profond ».
Car elle le martèle: « La France coule dans mes veines (…) Mes enfants sont nés en France (…) Mes enfants et mes petits-enfants sont mes racines françaises ».